Les blocages ridicules

Combien de fois ai-je laissé traîner une tâche pourtant simple parce qu’elle me semblait insurmontable ?

Je ne parle pas d’une tâche qui demande pas mal de temps, d’énergie ou de préparation (même si ça arrive parfois aussi).

Non non, vraiment une tâche qui aurait pu être réglée en cinq minutes, dix tout au plus.

Arroser les plantes ?

Ouvrir un courrier ?

Repondre à un message ?

Si si, je vais le faire… un jour. 

Le mécanisme a très peu de sens d’un point de vue purement rationnel. 

Mais comme la tâche est associée à des sentiments négatifs, je la laisse de côté. Et plus le temps passe, plus la culpabilité augmente, et … plus je la laisse de côté.

Bref, est-ce qu’on aurait pas affaire à un bon gros cercle vicieux ?

Si je l’avais fait dès le départ, la tâche à réaliser m’aurait coûté ridiculement peu d’énergie. Ça n’aurait même pas eu le temps de devenir un problème à gérer. 

Et pourtant, elle peut rester en suspens pendant des semaines, voire des mois. Tout ça parce que j’y ai associé une complexité complètement disproportionnée. 

Finalement, plus le temps passe, plus je m’habitue à l’angoisse suscitée par la tâche, et plus je la mets loinnnnn sous le tapis. 

Je la note encore parmi les choses que je dois faire, mais tout en bas — pour qu’elle puisse encore mieux me narguer. 

Comment on sort de ce bourbier ?

Aucune idée.

Enfin, pas tout à fait. J’ai quelques idées pour limiter les fois où ça arrive, quand même.

Mais j’avoue que ça reste quelque chose que je ne réussis pas à endiguer totalement.

S’OFFRIR DES RÉCOMPENSES

Une fois par semaine, je me force à me confronter à une tâche qui ne me fait pas plaisir, en échange d’une récompense. 

Tu as rempli l’URSSAF de ce mois-ci ? Allez, tu peux t’acheter un nouveau carnet de coloriage. 

DEMANDER DE L’AIDE

Je n’ai pas forcément besoin que quelqu’un m’aide activement à réaliser la tâche, mais verbaliser son existence m’aide à la sortir du dessous du tapis. 

Éventuellement, la personne peut me rappeler l’existence de cette tâche, me relancer, etc.

TENIR UNE LISTE

Quand, enfin, je réussis à accomplir la tâche tant redoutée, je note le temps que ça m’a pris.

Arroser les plantes ? Une minute dix.

Ouvrir un courrier ? Vingt secondes. 

Comme ça, la prochaine fois, peut-être que j’aurais moins de difficulté à m’y mettre !

Et comme toujours, je suis 100% preneuse si vous avez des astuces à partager ! 

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