Le yoga

Le yoga

J’ai passé des années à croire que je détestais le yoga.

À cause de l’appropriation culturelle omniprésente, et à cause des dizaines de personnes, médecins, inconnu·e·s qui en parlaient comme d’un traitement miracle pour les douleurs chroniques.

Maintenant, j’ai mis de la nuance dans tout ca et : je fais un peu de yoga chaque soir, depuis deux mois.

À mon rythme, celui d’une personne handie avec des douleurs et des vertiges.

Ça me fait du bien de découvrir des représentations qui ne sont pas celles de grandes sportives, valides, bourgeoises.

Pour ce qui est du miracle, on repassera — j’ai toujours des douleurs chroniques, sans grande surprise. Mais un peu moins.

J’ai gagné en souplesse : d’un caillou, je suis devenue une planche de bois. Et même si certains jours, je rechigne fort, je suis contente de réussir à m’y tenir. (Honnêtement, c’est toujours ça de pris).

L’aspect qui me chifonne, c’est vraiment l’appropriation culturelle.

D’autres personnes en parlent bien mieux que moi*, mais entendre une professeure blanche dire « namaste » après avoir tapé sur un bol tibétain acheté dans une chaîne de magasins ésotériques… non, juste non.

On peut trouver de la joie (ou pas) dans le fait de bouger à un rythme plus lent, surtout quand on a mal.

ET ça ne nécessite pas de s’accaparer la culture des autres. Pour ma part, j’ai seulement besoin d’un moment à moi, et d’un coin de lit sur lequel m’allonger.

QUELQUES CHAINES YOUTUBE SUPER

*AJ+, « Le yoga est-il colonisé? »

Zineb Fahsi, Le yoga, nouvel esprit du capitalisme

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