Faire des erreurs

Faire des erreurs

Pour moi, faire des erreurs c’est toujours trĂšs, trĂšs compliquĂ©. J’ai peur de ne plus mĂ©riter d’amour si je me trompe, mĂȘme sur des choses pas importantes.

J’ai peur de dire des bĂȘtises, d’ĂȘtre vue en train d’échouer, de parler des choses qui ne vont pas. J’ai peur qu’on m’en veuille de ne pas tout rĂ©ussir du premier coup, de ne pas avoir dĂ©jĂ  tout compris.

À la moindre erreur que je fais, je m’excuse mille fois et surtout, j’y pense pendant des jours.

J’ai envie de disparaĂźtre sous terre, de faire partir le souvenir des autres — qui ont probablement dĂ©jĂ  oubliĂ©.

À force d’Ă©valuer ma valeur uniquement en fonction de mes rĂ©ussites, je ne rĂ©ussis pas Ă  voir les choses autrement. Je ne parviens pas Ă  ĂȘtre quand mĂȘme fiĂšre de moi si j’essaie quelque chose, et que je rate.

Je n’ose pas essayer certaines choses, parce que j’ai peur du potentiel Ă©chec que ça reprĂ©sente. Et si ça se passe mal ? Et si les gens se moquent de moi ? Et si, et si, et si ?

Pourtant, je suis pleine d’empathie pour les autres quand iels font des erreurs. Mais pour moi… c’est pas pareil.

Aucun argument pour le justifier : c’est pas la mĂȘme chose, c’est tout.

J’essaie, petit Ă  petit, de me considĂ©rer avec la gentillesse que j’accorde aux autres. En acceptant d’Ă©chouer en chemin, et de ne pas y arriver immĂ©diatement. Rater ne fait pas de moi une mauvaise personne.

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