La taxe sur l’amusement

Il m’arrive de prĂ©voir quelque chose, mĂȘme si je sais que ça va m’Ă©puiser. 

De l’extĂ©rieur, ça peut sembler Ă©trange : pourquoi organiser une activitĂ© si je sais avant d’y aller que je n’en aurai pas l’Ă©nergie ?

Tout simplement parce que, Ă©tant malade chronique, je n’ai jamais d’Ă©nergie. Et il y a des choses que j’ai quand mĂȘme envie de faire, comme aller Ă  des concerts, dans des musĂ©es, des parcs d’attraction, etc.

On parle encore trop peu de ce dilemme, qui s’appelle “fun tax” en anglais, ou “taxe sur l’amusement”.

Pourtant, ĂȘtre malade depuis longtemps ne fait pas disparaĂźtre l’envie d’avoir des loisirs, malgrĂ© les consĂ©quences probables.

Entre une crise de douleur et un Ă©niĂšme rendez-vous mĂ©dical, on peut avoir envie de se divertir. C’est mĂȘme important pour notre santĂ© mentale — rappelons que 70% des personnes ayant des douleurs chroniques sont aussi sujettes Ă  la dĂ©pression.

Alors chacune jauge selon sa propre balance bĂ©nĂ©fice / risque : qu’est-ce que j’y gagne et qu’est-ce que j’y perds ? 

« Oui, je vais devoir rester couchĂ©e pendant 2 jours… mais ça m’aura permis de profiter d’un bel aprĂšs-midi. »

On peut aussi envisager plein de façons d’adapter les activitĂ©s pour les rendre moins Ă©puisantes et/ou douloureuses : 

  • adapter le rythme 
  • faire des pauses frĂ©quentes 
  • utiliser un fauteuil roulant

Attention, il ne faut pas en abuser, et prévoir du repos avant et aprÚs. Mais si tu en as vraiment trÚs envie : vas-y !

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